08.03.2008

Andalucia

Joli film qu' Andalucia d'Alain Gomis sorti discrètement en salle cette semaine.

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Pour aller vite sur le pitch et puis je suis nulle pour raconter les histoires, celui donné dans le dossier de presse:

Du dribble de Pelé à la danse de Mohammed Ali sur le ring, Yacine voudrait ne retenir de la vie que des moments uniques. Dans son royaume – sa caravane, sa musique, ses héros – il est le maître du jeu. Mais voilà que Yacine rencontre par hasard Djibril, un ami d'enfance. Il se trouve alors confronté à ses origines, à sa cité, à ses frustrations, à ses désirs inassouvis…
Alors Yacine s'en va. Il décide de repartir à zéro, sans bagages ni attaches.


Subtil, porté par un comédien de talent, le lunaire Samir Guesmi, Andalucia promène sans trop que l'on sache où, suivant les pérégrinations tantôt loufoques et absurdes, tantôt dramatique de Yacine. Le questionnement sur soi, la quête identitaire (voir cette scène où il psalmodie un "je suis fier je suis noir" qui se décline rapidement dans toutes les couleurs du prisme) d'un homme qui semble jusque là avoir vécu détaché de tout, de sa vie,des femmes, des amis, des biens matériels. Un thématique qui peut conduire bien des cinéastes à une oeuvre pesante et didactique, et là, Alain Gomis s'en sort avec les honneurs car il n'affirme pas, ne prêche pas mais insinue. Pas d'argument... au spectateur de construire lui-aussi son propre cheminement. Le montage est d'une grande intelligence et contribue à ce jeu d'insinuations, de questionnements et de propositions.

Un vrai bonheur de cinéma... et pas uniquement de cinéphiles. 

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