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30.04.2008

Comme quoi

Suis sortie enrobée de coton, chancelante. pas eu le courage de prendre le métro, de me refoutre tout de suite dans la violence du monde extérieur. Un taxi. Bonne  idée. Peut-être écoutera -t-il "Rire et chansons" en sourdine, j'aurais eu l'impression d'emmener avec moi un petit bout de (chez) toi. Non. Mais il a eu la grâce de ne pas me parler du temps qu'il fait. Les yeux dans le brouillard, et puis un brouillard épaissi par des larmes pour évacuer l'émotion de cette nuit assez surréaliste. Ta voix, ta peau, ton odeur, ton regard me sont familiers et pourtant tant à découvrir. Des faisceaux de résonances et de connivence entre nous. Une espèce d'évidence étrange. Un confort.  Avec toi, je sens que je peux lâcher ce leste souvent pesant, être moi. Et puis, la trouille aussi, bien sûr, de m'emballer et de retomber plus bas -rassurée néanmoins par ta manière de prendre ton temps.  Suis partie presque à contre coeur, instinct de préservation. J'écris ces mots en presque en rentrant. Difficile de penser à autre chose, le manque de sommeil me saoule, impossible de me concentrer. Se décentrer et se déconnecter un peu, voilà l'affaire de cette après midi, sortir un peu, flâner, regarder qu'autour il y a des gens qui vivent, se parlent. Je travaillerai et je dormirai plus tard.  Je crois au hasard et aux rencontres. Aux sensations. Au contact. A l'empathie. Aux surprises. Mais je suis un peu déboussolée par l'imprévu, sentiment agréable mais confondant, troublant. un peu comme ces frissons que j'ai ressentis quand tu m'a fait écouter les Residents. En suspend.

Commentaires

Tout arrive quand le moment est bon... il est agréable de se laisser aller aux signes, de croire qu'après ce sera mieux....
J'aime bien ce petit texte !

Ecrit par : Neil | 08.05.2008

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