07.07.2008
L,G,B, T et H, égalité
Samedi dernier, c'était la Marche des Fiertés, ex-Gay Pride. Fier d'être homo alors que la société vous dit que vous vous égarez hors du droit chemin...

L'homosexualité n'est plus sujette à réprobation ou suspicion depuis 1981 (selon la note rédigée par Gaston Deferre, alors ministre de l'intérieur à l'époque : "Aucune suspicion ne saurait peser sur les personnes en fonction de leur seule orientation sexuelle".) Le fichier recensant les homosexuels disparut alors. Et, la même année, la France décide de ne plus suivre le classement de l'OMS qui rangeait l'homosexualité parmi les maladies mentales. Différentes dispositions législatives ont suivi depuis. Notamment la loi du 4 août 1982 dépénalisant l'homosexualité, celle du 25 juillet 1985 qui sanctionne le refus d'embauche ou le licenciement en raison des "mœurs". La discrimination et l'homophobie d'une manière générale sont réprimées en particulier depuis la loi du 30 décembre 2004 qui apporte des modifications de la loi du 29 juillet 1881 sanctionnant les provocations « à la discrimination, à la haine ou à la violence." Sont en effet ajoutés aux délinquants visés par le texte de 1881 ceux qui "auront provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes en raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap ou auront provoqué, à l'égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par le Code Pénal." Il a été ajouté le même type de formules aux articles sur les délits de diffamation et d'injure.
La Loi, c'est bien beau, mais (et c'est heureux), elle ne modifie pas les pensées.
Les mentalités ont elles changé à mesure que les textes évoluaient? Je n'en suis pas convaincue. Cela même si j'habite Paris à deux pas du Marais et qu'une bonne partie de mes amis proches sont gays, parfaitement assumés. Sans doute parce que nous évoluons dans des milieux "privilégiés", artistes, auteurs, journalistes...où l'homosexualité n'a rien de tabou, je les ai rarement entendus se plaindre d'être victimes d'injures directes ou de discrimination.
Mais de sous-entendus odieux, d'insinuation perfides à mi-mots, oui. Elles font mal ces remarques et ces piques entendues aux terrasses des cafés. Elles donnent envie de crier, de frapper. Tout autant que celles qui donnent dans le racisme et l'antisémitisme. Elles s'immiscent dans les discours du sens-commun: "les lesbiennes ne sont pas féminines", "les gays ne sont pas de 'vrais hommes'"; "Ca leur passera, puisque ce n'est pas 'normal'."etc.

Combien de personnes se considérant hétéros s’interdisent une aventure avec quelqu’un de son sexe parce qu’elles conçoivent leur attirance, ponctuelle, ou non, comme un fantasme pervers ?
Combien de pères et de mères redoutent plus que tout que leur enfant soit homo?
Combien de parents d'élèves craignent pour leurs gamins en amalgamant homosexualité et pédophilie?
On sait qu'aujourd'hui, près d'un jeune homo sur quatre essaie de se suicider, ce qui est treize fois plus que chez les hétéros. Nombre impressionnant causé par un sentiment d'"anormalité" suscité par des préjugés tenaces et rampants. J'ai souvent entendu des témoignages d'homos qui ont grandi en province, honteux de leur orientation sexuelle, et qui ont pu enfin s'épanouir et vivre pleinement leur sexualité en quittant leur famille et en s'installant à Paris. J'ose à peine penser aux quolibets et aux rumeurs dont ils ont du être l'objet. Un lourd poids. Quand je vois un couple de jeunes filles ou garçons qui se tient la main ou s'embrasse dans la rue, je suis heureuse pour eux. De leur amour, peut-être, mais surtout du fait qu'ils s'assument pleinement et ne voient aucune raison de se cacher, de se taire. J'aimerais qu'il en soi de même pour tous. Et la loi ne peut rien pour cela.
On peut saluer les mesures en train d'être prises par Xavier Darcos, ministre de l'éducation pour lutter contre l'homophobie à l'école - mention dans la circulaire de rentrée 2008 la lutte contre l'homophobie, affichage systématique dès la rentrée de la ligne Azur dans les lycées et une brochure sur l'homophobie, qui sera disponible dans tous les établissements. Est-ce que cela sera-t-il suffisant? Il y a fort à parier que non et il y a sans doute peu à attendre du mandat de Sarkozy pour faire évoluer les lois et les mentalités, lui qui se déclare opposé au mariage et à l'adoption pour les homosexuels.
Et pourtant, malgré les progrès constants en matière législative, de grosses lacunes demeurent, notamment en ce qui concerne les transgenres. Ceux (celles) -ci sont toujours sujet(te)s au bon vouloir des experts psychiatres et autres médecins, qui, leur refusant le droit à l’autodiagnostic, refusent aux trans le droit de disposer de leur corps. Par exemple, les trans sont prié(e)s de vouloir des organes génitaux « conformes » à leur genre social, d’être stériles et d’être hétérosexuel(le)s pour pouvoir demander l’accès au changement d’état civil. Cet acharnement réservé aux trans leur rend ainsi quasiment impossible l’accès à l’emploi et les destine à une vie clandestine.
Autre exemple de non reconnaissance et d'absurdité, cette histoire arrivée il y a quelques mois à un français marié avec son compagnon aux Pays-Bas. La France, ne reconnaissant pas son mariage avec un homme, l’a déchu de sa nationalité lorsqu’il a acquis la nationalité néerlandaise. Ce qui n’aurait pas été le cas si le mariage (ou du moins un contrat civil analogue) était ouvert à tou(te)s en France.
Et puis, il ne faut surtout pas oublier la situation internationale: aujourd'hui, quatre vingt pays pénalisent encore l'homosexualité et elle reste passible de la peine de mort dans neuf d'entre eux : l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Afghanistan, la Mauritanie, le Soudan, le Nigeria (États du nord), le Yémen, le Pakistan, les Émirats Arabes Uni. Cela est insupportable. Nul Etat même s'il est religieux, ne doit pouvoir s'infiltrer dans l'intimité de ses habitants.
Il est urgent que partout les homos, les bi, les trans soient traités d’égal à égal avec les hétéros. Plus encore, il faut qu’il ne se fasse plus aucune catégorisation en fonction des préférences sexuelles. C’est un combat à mener sur tous les fronts, au quotidien, de manière profonde. Je ne sais comment, mais j’en suis. Nous devons partout, tout le temps, être libres de vivre la sexualité que nous souhaitons sans chercher à rentrer dans des cases.

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25.06.2008
Si on me coupe Internet, je quitte la France
Le 18 juin dernier, le conseil des ministres a adopté le projet de loi "Création et Internet" porté par la ministre de la Culture, C. Albanel.
Il s'agit, selon le gouvernement, de remplacer le système pénal actuel, jugé inadapté à la "fraude de masse" par un dispositif, je cite, "pédagogique et préventif de "riposte graduée". Moi, dès que le gouvernement vise à faire "pédagogique" et "préventif", mon alarme "libérale" se met à sonner. Dès qu'il se la joue paternaliste - ou plutôt maternaliste, j'ai les poils qui se hérissent et déclenche une veille active.
Le dispositif prévu met donc en place un mécanisme intitulé "riposte graduée" qui présente les caractéristiques suivantes:
-Une nouvelle infraction spécifique à Internet, fondée sur la non-surveillance de sa connexion Internet, et qui vient s’ajouter et non se substituer au délit de contrefaçon déjà existant.
-A cette infraction, sont associés trois niveaux de mesures: l’avertissement, l’avertissement par lettre recommandée et la suspension de l’accès Internet.
-La création d’une liste noire des internautes.
Pour une critique rondement menée de ce dispositif, je vous renvoie à la note proposée par Terra Nova et signée par l'avocat Jean-Baptiste Soufron et le président de l'association des audionautes Aziz Ridouan : "La loi "Création sur Internet", un texte coupé de toute réalité".
Quant à moi, je voudrais simplement m'arrêter sur la sanction consistant à priver un utilisateur de connexion Internet pour avoir téléchargé du son ou de la musique.
Je télécharge: tant de bonheurs intellectuels à portée de clic, pourquoi m'en priver?
Il est évident que je n'aurais pas acheté tous les films ou chansons que me porte la Mule sur son dos virtuel: à au moins 20€ le DVD et compte tenu de mes filmo et série manies, je serais déjà plus que dans le rouge, ou terriblement frustrée et déconnectée de l'actualité et de l'histoire cinématographique, télévisuelle et musicale. Aurais-je du attendre encore pour découvrir la même année et sans crever mon budget, l'intégrale de Brel, toutes saisons de The West Wing et du Prisonnier , le nouvel album d'Arthur H -que j'ai acquis ensuite pour le plaisir de l'avoir, ces docu TV sur l'Education Nationale ou sur l'histoire du X, ce portrait de Deleuze?
Je paye déjà des taxes quand j'achète des DVD vierges, un disque dur, un lecteur MP3...Celles-ci sont supposées pallier le manque à gagner causé par le téléchargement. La "fraude" est donc déjà prévue, conçue comme quelque chose de commun, normal. Je suis d'ores et déjà susceptible d'être punie pour "contrefaçon". A cela vient donc maintenant la menace de me faire interdire d'Internet à la maison...
Euh, d'abord est-ce qu'Orange, Noos ou Free accepteront vraiment de couper la connexion des milliers de criminels, dangereux tueurs de l'industrie du disque et du film qui opèrent sur les réseaux? A vouloir sauver illusoirement l'industrie du disque, on assassinerait celle des serveurs ADSL.
Mais surtout, compte tenu de l'usage quotidien et nécessaire que nous avons du Net, en interdire l'accès, c'est créer une véritable prison numérique.
C'est un outil quotidien nécessaire. Sans lui, impossible de m'informer largement et correctement, de lire la presse internationale, d'écouter la radio, de rédiger ma thèse et mes blogs, de rester en contact quotidien avec mes collègues et amis, de chercher du travail, de consulter l'itinéraire de mon bus de nuit, la côte de mon bouquin de biblio, de commander des sushis ou un livre à l'étranger...
Privez moi d'Internet et vous m'empêchez de travailler, vous me coupez de presque toute vie sociale, vous m'empêchez d'être informée largement de ce qui se passe dans le Monde et de satisfaire mes questions encyclopédiques et pratiques. Vous me refusez même la possibilité de commander des disques et DVD ...
Tout ça pour quoi? Parce que moi, ou mon Jules, ou mon voisin qui exploite ma connexion wifi avons envie de profiter de ce que le réseau met naturellement à notre portée.
Ce projet de loi est d'une bétise sans nom, aussi con qu'un parent qui priverait tout d'un coup son enfant de repas, d'école et de sortie pour avoir piqué un livre dans sa bibliothèque.
Les effets qu'il vise sont de l'ordre du pur fantasme et les sanctions qu'il envisage sont inadaptées et démesurées, privant l'individu de ses Droits d'Expression et de Communication. Elles empêchent la mobilité professionnelle, le télétravail, ou l'e-commerce, gênent la vie quotidienne, restreignent de façon inacceptable l'accès à l'information et à la culture.
Encore une fois, le gouvernement est à côté de la plaque, complètement coupé des pratiques et réalités sociales. Il établit un dispositif qui va à l'encontre de nos libertés.
Alors, oui, si on me coupe ma connexion Internet en France, j'aurais plus vite fait de m'installer à l'étranger où je pourrais librement exploiter les énormes potentialités du réseau. Même à 4 000 kilomètres d'ici, je passerais à côté de moins d'infos et de personnes intéressantes que si je restais dans mon quartier sans mail, Skype et Firefox.
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01.06.2008
Démons alimentaires
Dans mon post intitulé "Boulimie législative" , je m'annonçais quasi-guérie, rescapée de l'anorexie. Quasi-mensonge à moi-même et à mes proches, en fait.
Facile de se bricoler un compromis entre bonne santé physique et névrose alimentaire, et d'y croire... Ca fonctionnait à peu près. Confrontée à la vie quotidienne à deux, force est de m'avouer que je n'ai trouvé qu'un équilibre qui se révèle précaire .
C'est facile de donner le change, de faire semblant quand on vit seule... Force est de reconnaître que mon comportement alimentaire n'est pas "normal", spontané, mais bien plus guidé par des obsessions et des peurs somme toute irrationnelles qui paralysent la simple possibilité de partager un repas qui ne rentrerait pas dans mon dogme du sans-gras, sans viande. Obsessions et peurs qui me font adopter une attitude imprévisible, incompréhensible, celle d'une odieuse enfant gâtée qui ne sait ce qu'elle veut.
Ça me fait mal, je me fais mal, mes démons me minent et je ne sais les repousser. Je sais qu'il faut que je me force, je ne peux plus me complaire dans cette situation. Il est évident qu'en me poussant et en lâchant du lest, je pourrai, enfin, apprécier des saveurs nouvelles, mais le plus important me semble être le partage. Il est hors de question que nous nous préparions des repas chacun pour soi, que la bouffe soit sujet de conflit et de rejet. Je veux réussir à goûter tes plats, à te cuisiner quelque chose qui ressemble à de la cuisine et que tu apprécies, à nous inviter au resto sans passer des heures à disséquer la carte.
Tu tombes à point nommé et il serait ridicule de ne pas saisir la perche que tu me tends. Tu m'as déjà fait saisir l'anormalité de mon comportement, c'est à moi maintenant de te suivre, à prendre sur moi le temps de réapprendre la valeur d'un plat au delà de sa teneur en lipides, qu'au delà de ce qu'il y a dans l'assiette, il y a une symbolique forte.
Je sais bien que je ne cesse de répéter des "il faut, des "je vais" que je n'honore pas, pas encore. Je veux lutter, je l'ai déjà fait, ce sera un pas de plus. Rien qu'un pas, ça peut sembler peu, pour moi, c'est énorme, mais je le vois comme une nécessité, une urgence.
19:41 Publié dans moi, toi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04.05.2008
Boulimie législative?
Le 16 avril dernier, la proposition de loi "visant à lutter contre les incitations à la recherche d'une maigreur extrême ou à l'anorexie, n° 289" a été adoptée par l'Assemblée. Ses principales dispositions sont les suivantes: peines de deux ans d'emprisonnement et 30 000€ d'amende pour incitation à la maigreur excessive, notamment par la publicité, quelqu'en soit le mode. Peines portées à trois ans et à 45 000€ en cas de décès. Les cibles de cette loi? Les publicitaires qui "utilisent" l'image de femmes décharnées supposées ainsi les porter en canons de beauté pour la société, les créateurs qui font défiler des filles trop maigres, et les sites "pro-ana" dénoncés dans la proposition de loi comme faisant, je cite "l'apologie de l'anorexie comme mode de vie", distillant conseils et ruses pour berner son médecin, se faire vomir ou mater la faim.
Oui, certes, l'anorexie est un problème, social mais avant tout intime. Et cette loi est un leurre, un arbre qui cache la profonde forêt de désespoir, d'angoisse et de mal-être dans laquelle se perdent ces filles qui s'arrêtent de manger. Il y a un fossé colossal entre se mettre au régime aussi strict soit-il pour ressembler à Kate Moss et s'affamer jusqu'à perdre la sensation de faim, et celle de chaleur, saoulée que l'on est par un sentiment de maîtrise. Maîtrise incontrôlée, dangereuse, peut-être fatale. Il ne faut pas juste vouloir avoir un corps conforme aux normes sociales pour supporter, s'infliger le froid, pas juste celui de l'extérieur, mais quelque chose qui pénètre et emplit jusqu'à la moelle. Descendre, s'abîmer dans un enfer privé, incompréhensible par les proches. Oui, j'ai été une de ses ados qui a passé des nuits frigorifiée sous ses trois couettes, sentant les os saillants de ses genoux gros comme des poings serrés se choquer. De celles qui nient leur corps, essayent de l'effacer. S'effacent elles-mêmes de la vie sociale. S'oublient dans la littérature et les études. Se croient fortes alors qu'un coup de vent léger les arracheraient du sol. Non, ce n'est pas la confrontation quotidienne à des représentations de femmes supposées parfaites qui m'a fait plonger. Cette loi est inutile, je dirais même infondée malgré les avis positifs des "éminents experts" (Ruffo, Jeammet et autres pontes médiatiques), ceux-là même d'ailleurs qui ont été incapables de me soigner. Je sais de quoi je parle, pistonnée, forcément, j'ai été suivie par Jeammet. Échec cuisant- 5 kg de moins après la première consultation...L'enfermement, la violence, la répression, voilà leurs méthodes. Comment leur apporter crédit? Ton mal-être, ils s'en foutent, faut faire du score, du chiffre, tant de patients soignés... mais combien d'évaporés dans la nature devant ce mur d'incompréhension. Et là, cette loi arrive avec son ciment et ses parpaings, histoire de bien le renforcer ce mur. Que les anorexiques échangent leurs "bons plans" sur le Net ne me choque aucunement, comme nous tous, elles s'adaptent, c'est tout, elles en font tout autant lorsqu'elles se retrouvent enfermées dans ces centres de soin où tout contact avec le monde extérieur leur est interdit. Cette communauté virtuelle ou factuelle, et même si on en reste marqué au fer, on peut s'en sortir. Amitié, amour, re-socialisation selon mes propres aspirations et non celles imposées par l'institution scolaire, notamment, tels ont été mes médecins, mes médicaments. Je continue à voir des mannequins décharnés, et puis des plus rondes aussi avec leur 95D et leurs courbes Marylin, chacune a son charme, je ne leur ressemblerai sans doute jamais, mais je n'ai aucunement envie ni de recommencer à m'affamer, ni de me faire poser de la silicone ou teindre en blonde. Aucune résignation, c'est juste que ma maladie, comme un méchant virus, s'est dissipée seule. J'en viens parfois à croire que c'état un passage nécessaire. Il y a un avant et un après (j'ai perdu presque tout souvenir du pendant). Dire que je me suis construite grâce à elle peut sembler choquant et pourtant, je ne serais pas celle que je suis sans elle. Vous ne m'en voudrez pas, dès lors, de ne pas partager votre fondue savoyarde (ou bourguignonne, pas de régionalisme), je garde des traces.. Cela dit, il existe sans doute, comme pour les tatouages et les vergetures des espèces traitements au laser...
Oui, cette loi est absurde... Une idée pour les législateurs boulimiques en matière de "santé publique": les défrisants et les teintures e peau font ses ravages chez les coiffeurs et esthéticiens afros du quartier de la gare de l'Est. Vous savez ce qu'il vous reste à faire...
22:56 Publié dans moi, tous les autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loi, anorexie, législation
15.04.2008
Tant mieux!

Hier soir, mon pote Yann m'a invitée au concert des Wriggles à l'Olympia...
Toujours partante pour un concert, j'étais néanmoins dubitative quant au spectacle: effectif réduit à 3 et dernier CD qui m'avait moyennement séduite.
Mais des l'arrivée des 3 trublions tout de rouge vêtus, mes craintes se sont dissipées. Une super énergie communicative, un humour féroce qui n'oublie jamais les préoccupations sociales et politiques sans néanmoins tomber dans le discours moralisateur:
"La major"
"Le Complot"
et quelques chansons plus sombres, sensibles et mélancoliques (merci Fréderic Volovitch!)comme le très bien senti "Petit Bonhomme":
ou "Désolé, mémé":
Le tout avec une mise en scène intelligente, surprenante et drôle sans accessoire superflu (3 panneaux sur roulettes et un banc pour construire un univers), des pauses "blagounettes" sympas, pas de temps mort
Bon comme un coup de pif, ce concert! -Merci Yann - en espérant que le prochain spectacle, tu y ailles avec une jolie dulcinée...
09:30 Publié dans mes sorties, moi, musique, tous les autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les wriggles, olympia, tant pis tant mieux
11.04.2008
Manque

22:46 Publié dans moi, toi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.03.2008
une bonne soirée ou le gout des choses simples
C'est simple mais chouette de retrouver des amis qu'on n'a pas vus depuis longtemps,en rencontrer d'autres boire un verre, écouter de la musique dans un bar, improviser un after chez un pote accueillant... Ca fait un bien fou, on rentre chez soi, légèrement grisés, sur le coup de 4h du mat', même pas fatiguée, des rires, des mots et des sourires dans la tête.
De la musique aussi, puisque le prétexte à cette soirée melting potes, c'était un concert de EM à l'Abracadabar

aller donc visiter leur site...

21:06 Publié dans moi, musique, toi, tous les autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soirée, melting potes, em, amis, abracadabar
lost
Un ami a mis sur son message msn, la phrase suivante: "Je t'aime ne se dit pas. On s'en rend compte".
Munition imparable de tout "handicapé du sentiment". Pour l'autre, il s'agit de trouver des indices, quitte à se les inventer, quitte à tenter de se persuader que oui, on pourrait faire un petit bout de chemin ensemble. Dénicher ces indices dans les gestes, les yeux, quand les mots manquent (ou pas,ou plus d'ailleurs), chercher à décrypter le second degré et l'ironie permanents. Mais il arrive que la méthode Coué finisse par échouer, soudain, comme un flash. Il nous semble alors que ces signaux implicites, on les a vus uniquement parce qu'on le désirait, et que d'amour de son côté... Il n'y en a plus, pas. Peut-on encore aimé sans se sentir aimée? Demeure du désir, l'odeur de sa peau, le goût de ses lèvres qui nous attire. Sentiment de pas assez, frustrant. Impression de s'être fait berner. Viennent les interrogations sur lui, sur soi. On se dit dommage, j'aurais aimé que notre relation progresse, que nous partagions plus que de la nourriture et des caresses, j'aurais aimé parvenir à le décrypter, à lire en lui, à l'amener à se confier à moi, comme je l'ai fait avec lui. Pourquoi ces barrières mises entre moi et le reste de sa vie? Rester avec un homme pour le sexe (très bien, au demeurant), je n'en suis pas capable. Désolant crash en vol. Quid des sentiments survivants? je ne sais pas encore
20:57 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, questions, crash, ironie
26.02.2008
Maternité
Que mes amis, mon jules et même ma mère m'en soient témoins, j'ai tendance à materner, m'inquiéter pour un rien à leur sujet, à répondre présente en cas de soucis , même- surtout, lorsque ce n'est pas sollicité. J'appelle, je prends des news, j'accueille, je popotte, je dépanne. "M. soigne ce rhume, quand est ce que tu vas te décider à aller voir un médecin?", "Y., arrête ces bêtises sur le Net, je vais bien réussir à te présenter quelqu'un", "J., fais attention à vélo et maile moi pour dire que tu es bien rentré"... Je reconnais que ça peut virer horripilant. Même ma mère, je la couve, échange de rôles, par la force des choses, elle l'a fait plus souvent qu'à son tour.
Dr Freud, t'expliques ça comment, toi, cette tendance? Besoin (narcissique- peut-être?) de se sentir utile? Responsable? Je veux bien... Est-ce qu'inconsciemment cela correspond à des envies de maternité? C'est vrai que je m'attendris franchement devant les mômes, que les histoires fictionnelles ou non relatives à des enfants, ou au désir d'enfant (comme le film Holy Lola) me touchent énormément...

Mais quand une amie, ou comme aujourd'hui, La Noune- petite soeur de vacances, 22 ans à présent, accouche... Bah, je me sens super loin de tout ça, ni envie, ni rejet, juste un "Ouaouh, pour l'instant, c'est pas pour moi!" Je me vois mal, par exemple, me soucier d'une babysitter avant de sortir -dans ma tête, je suis encore la babysitter, même si mes services sont devenus des coups de main occasionnels à des amies devenues mamans. 25 ans, l'âge où nos mères -sauf la mienne, étaient déjà casées et mères ou prêtes à l'être... 25 ans... J'ai déjà du mal à réaliser que je les ai...Quand à être "casée"... Même en couple, je me sens toujours en situation précaire, peur, peut-être injustifiée, mais néanmoins réelle, que pour un oui pour un non, la relation se brise... Et puis, sentiment de pas être prête à fonder, à construire quelque chose, j'essaie déjà de me construire, moi, et c'est pas une mince affaire. Mais, et je me demandais ça dans les rayons des galeries cette aprem', cherchant avec jubilation un cadeau pour le bébé de la Noune dans la large gamme des peluches post-natales, quand est-ce que qu'on se sent prête? Je sais pas moi, tu reçois un flash de ta bonne étoile, qui te dit:"lâche pillule et capote et lance toi!"? Ou alors, ton horloge biologique tourne et tout d'un coup se met à sonner? Seule certitude, ce n'est pas une décision qui se prend par la réflexion philosophique, "vivre tue" alors, pourquoi faire des mômes avec ces guerres, cette pollution, ce chômage? Je prends donc l'option du flash et on verra bien... Une chose est sûre, si c'est un garçon, je l'appelerais Noé, belle arme nominale pour faire front aux désastres du futur...

21:25 Publié dans moi, toi, tous les autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maternité, désir d'enfant
18.02.2008
Guerre des sexes
Vu aujourd'hui Notre Univers impitoyable, film canevas en mode "et si..." de Léa Frazer.

Je vous laisse découvrir le pitch sur Allociné...
Mise en scène intelligente, bons acteurs, dialogues bien foutus...La thématique de la guerre des sexes maladroitement annoncée sur l'affiche est fort heureusement traitée avec modernité. C'est plus de différence sexuée au sein de l'entreprise dont il est question. Comment, homme ou femme, réagirait-on si l'on était promus à un poste supérieur à son conjoint dans le même cabinet d'avocat? Les stigmates et attitudes induites par la réussite professionnelle sont-elles solubles dans les différences sexuées?
Le film, malgré une certaine subtilité, n'évite pas les poncifs: l'homme promu finit par se taper sa secrétaire, quant à la femme jolie et bien foutue- forcement, séduite par des arguments joailliers, engage une aventure avec son chef. Cela dit, ce qui domine ce film, ce n'est pas tant la représentation de la "guerre des sexes" mais plutôt celle de la guerre des égos et des ambitions professionnelles.
Il n'engage pas moins une réfléxion sur la différence entre homme et femme, mais au-delà de toute démarche féministe, heureusement, car cela m'aurait semblé un discours d'arrière garde.
En effet, parce que je suis persuadée qu'hommes et femmes sont égaux et différents, le discours féministe de mémé me semble clairement dépassé.
Pas question de cautionner le machisme résistant, évidemment, ni non plus d'adhérer aux thèses vénusiennes et marsiennes farfelues. Je me sens égale aux hommes à bien des égards, mais pas pareille, et c'est tant mieux.
Oui, je suis en mesure d'avoir un avis, de parler politique, économie, bref de tenir un discours autrefois réservé aux hommes, oui, je peux m'assumer seule, oui, je tiens aux acquis de le liberté sexuelle. Non, je n'aspire pas à mettre le grappin sur un homme, me caser au plus vite pour devenir une gentille ménagère de moins de 50 ans. Mais oui, s'il le faut, je peux jouer de ma fémininité. et puis, oui, j'aime bien jouer les petites choses fragiles dans les bras de mon homme.
Alors, féministe? peut-être mais sans esprit de compétition et surtout en aimant les hommes, comme amis, comme amants, et détestant les comportements féminins qui tombent sous le cliché, les jeux de séductions ridicules (les "J'attends deux jours pour le rappeler, histoire de le faire poireauter un peu"), les rires niais de celles qui adhèrent toujours aux présupposés de nos grands parents. Il m'arrive même d'être mysogine...et préfère mille fois une soirée avec mes potes (quel luxe d'être la seule fille) à une soirée pyjama entre nanas. Parce qu'entre temps, les mecs aussi sont devenus plus complexes et ont fait leur deuil des stéréotypes à papa. C'est un joli et joyeux mélange, où ce qui prime ce n'est pas le fait d'être homme ou femme, mais la personnalité.
21:15 Publié dans film, moi, toi, tous les autres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : notre univers impitoyable, guerre des sexes, féminisme, combat d'arrière garde






























