03.05.2008

Droit de ne (presque)rien écrire

Tu m'attends peut-être au tournant : "Que va elle écrire maintenant sur son blog à propos de nous deux"?

Eh bien non, à trop écrire je vais tout intellectualiser. Piège. Même si tu titilles en permanence mon intellect, eh, bien voilà une chose que je n'ai pas envie d'analyser.

Instinct. Confiance. Tout ça me va. Juste ça: Je suis bien avec toi. Pas besoin de réfléchir. C'est si évident, si simple.

Pas envie d'écrire davantage sur ce blog à ce (notre) propos. A toi, oui, mais pas ici. Merci de ce que tu me fais vivre, ressentir, comprendre. 

30.04.2008

Comme quoi

Suis sortie enrobée de coton, chancelante. pas eu le courage de prendre le métro, de me refoutre tout de suite dans la violence du monde extérieur. Un taxi. Bonne  idée. Peut-être écoutera -t-il "Rire et chansons" en sourdine, j'aurais eu l'impression d'emmener avec moi un petit bout de (chez) toi. Non. Mais il a eu la grâce de ne pas me parler du temps qu'il fait. Les yeux dans le brouillard, et puis un brouillard épaissi par des larmes pour évacuer l'émotion de cette nuit assez surréaliste. Ta voix, ta peau, ton odeur, ton regard me sont familiers et pourtant tant à découvrir. Des faisceaux de résonances et de connivence entre nous. Une espèce d'évidence étrange. Un confort.  Avec toi, je sens que je peux lâcher ce leste souvent pesant, être moi. Et puis, la trouille aussi, bien sûr, de m'emballer et de retomber plus bas -rassurée néanmoins par ta manière de prendre ton temps.  Suis partie presque à contre coeur, instinct de préservation. J'écris ces mots en presque en rentrant. Difficile de penser à autre chose, le manque de sommeil me saoule, impossible de me concentrer. Se décentrer et se déconnecter un peu, voilà l'affaire de cette après midi, sortir un peu, flâner, regarder qu'autour il y a des gens qui vivent, se parlent. Je travaillerai et je dormirai plus tard.  Je crois au hasard et aux rencontres. Aux sensations. Au contact. A l'empathie. Aux surprises. Mais je suis un peu déboussolée par l'imprévu, sentiment agréable mais confondant, troublant. un peu comme ces frissons que j'ai ressentis quand tu m'a fait écouter les Residents. En suspend.

11.04.2008

Manque

Un an à peu près, parce que ton intelligence, parce que ta franchise et ta spontanéité, malgré mes larmes et les tiennes- je crois, ça s'est arrêté. J'ai accepté, deuil plus facile quand on sait que l'autre n'a poursuivi qu'un but d'honnêteté. Ma tendresse, à distance, est restée, me réjouissant lorsque tu me disais que ça se passait bien avec elle, continuant à m'amuser de tes mots. J'ai fait une croix, connu d'autres hommes, y ai cru aussi, moins qu'avec toi peut-être, mais pas des kleenex. Je me suis un peu égarée en chemin, c'est sans importance. Je pensais t'avoir oublié.On a continué à se donner des nouvelles, un coucou en passant, ça fait toujours plaisir. Puis on a dit qu'on pourrait aller prendre un café, quand j'ai lancé le truc, j'étais avec quelqu'un, toi aussi. Pas de danger. J'ai appris avec le temps à me préserver. Et puis, on trouve un week end où nos "agendas de ministres" coïncident. Entre temps, tous les deux en solo à nouveau. De part et d'autre, on se raconte nos déboires amoureux, on arrive à en rire, on se confie notre besoin de faire une pause, de savourer un peu la liberté affective. Je t'ai bien entendu à ce moment là et moi, aussi, j'étais sincère. Et pourtant... Quand t'es arrivé, j'ai eu peur qu'on ai rien à se dire, mais non, on a conservé cet univers commun, discussion naturelle, échange, rires. Pas envie de te quitter, besoin de t'envoyer un texto dans le métro en rentrant. J'ai compris que tu m'avais manquée. Confusion des sentiments. Est-ce juste toi, comme ami qui m'a manquée? Ou bien ce sentiment amoureux qui renaît? J'en sais rien. Tu comptes pour moi et ça me chamboule, pas de mélancolie cependant, juste envie que le "à vite" désormais d'usage ne soit pas qu'une formule de politesse.  Peur que tu puisses tomber sur ce texte, mais besoin de l'écrire, une bouteille à la mer, peut-être.
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02.03.2008

une bonne soirée ou le gout des choses simples

C'est simple mais chouette de retrouver des amis qu'on n'a pas vus depuis longtemps,en rencontrer d'autres boire un verre, écouter de la musique dans un bar, improviser un after chez un pote accueillant... Ca fait un bien fou, on rentre chez soi, légèrement grisés, sur le coup de 4h du mat', même pas fatiguée, des rires, des mots et des sourires dans la tête.

De la musique aussi, puisque le prétexte à cette soirée melting potes, c'était un concert de EM à l'Abracadabar

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aller donc visiter leur site...

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26.02.2008

Maternité

Que mes amis, mon jules et même ma mère m'en soient témoins, j'ai tendance à materner, m'inquiéter pour un rien à leur sujet, à répondre présente en cas de soucis , même- surtout, lorsque ce n'est pas sollicité. J'appelle, je prends des news, j'accueille, je popotte, je dépanne. "M. soigne ce rhume, quand est ce que tu vas te décider à aller voir un médecin?", "Y., arrête ces bêtises sur le Net, je vais bien réussir à te présenter quelqu'un", "J., fais attention à vélo et maile moi pour dire que tu es bien rentré"... Je reconnais que ça peut virer horripilant. Même ma mère, je la couve, échange de rôles, par la force des choses, elle l'a fait plus souvent qu'à son tour.

Dr Freud, t'expliques ça comment, toi, cette tendance? Besoin (narcissique- peut-être?) de se sentir utile? Responsable? Je veux bien... Est-ce qu'inconsciemment cela correspond à des envies de maternité? C'est vrai que je m'attendris franchement devant les mômes, que les histoires fictionnelles ou non relatives à des enfants, ou au désir d'enfant (comme le film Holy Lola)  me touchent énormément...

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Mais quand une amie, ou comme aujourd'hui, La Noune- petite soeur de vacances, 22 ans à présent, accouche... Bah, je me sens super loin de tout ça, ni envie, ni rejet, juste un "Ouaouh, pour l'instant, c'est pas pour moi!" Je me vois mal, par exemple, me soucier d'une babysitter avant de sortir -dans ma tête, je suis encore la babysitter, même si mes services sont devenus des coups de main occasionnels à des amies devenues mamans. 25 ans, l'âge où nos mères -sauf la mienne, étaient déjà casées et mères ou prêtes à l'être... 25 ans... J'ai déjà du mal à réaliser que je les ai...Quand à être "casée"... Même en couple, je me sens toujours en situation précaire, peur, peut-être injustifiée, mais néanmoins réelle,  que pour un oui pour un non, la relation se brise... Et puis, sentiment de pas être prête à fonder, à construire quelque chose, j'essaie déjà de me construire, moi, et c'est pas une mince affaire. Mais, et je me demandais ça dans les rayons des galeries cette aprem', cherchant avec jubilation un cadeau pour le bébé de la Noune dans la large gamme des peluches post-natales, quand est-ce que qu'on se sent prête? Je sais pas moi, tu reçois un flash de ta bonne étoile, qui te dit:"lâche pillule et capote et lance toi!"? Ou alors, ton horloge biologique tourne et tout d'un coup se met à sonner? Seule certitude, ce n'est pas une décision qui se prend par la réflexion philosophique, "vivre tue" alors, pourquoi faire des mômes avec ces guerres, cette pollution, ce chômage? Je prends donc l'option du flash et on verra bien... Une chose est sûre, si c'est un garçon, je l'appelerais Noé, belle arme nominale pour faire front aux désastres du futur...

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18.02.2008

Guerre des sexes

Vu aujourd'hui Notre Univers impitoyable, film canevas en mode "et si..." de Léa Frazer.

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Je vous laisse découvrir le pitch sur Allociné...

Mise en scène intelligente, bons acteurs, dialogues bien foutus...La thématique de la guerre des sexes maladroitement annoncée sur l'affiche est fort heureusement traitée avec modernité. C'est plus de différence sexuée au sein de l'entreprise dont il est question. Comment, homme ou femme, réagirait-on si l'on était promus à un poste supérieur à son conjoint dans le même cabinet d'avocat? Les stigmates et attitudes induites par la réussite professionnelle sont-elles solubles dans les différences sexuées? 

Le film, malgré une certaine subtilité, n'évite pas les poncifs: l'homme promu finit par se taper sa secrétaire, quant à la femme jolie et bien foutue- forcement, séduite par des arguments joailliers, engage une aventure avec son chef. Cela dit, ce qui domine ce film, ce n'est pas tant la représentation de la "guerre des sexes" mais plutôt celle de la guerre des égos et des ambitions professionnelles. 

Il n'engage pas moins une réfléxion sur la différence entre homme et femme, mais au-delà de toute démarche féministe, heureusement, car cela m'aurait semblé un discours d'arrière garde.

En effet, parce que je suis persuadée qu'hommes et femmes sont égaux et différents, le discours féministe de mémé me semble clairement dépassé.

Pas question de cautionner le machisme résistant, évidemment, ni non plus d'adhérer aux thèses vénusiennes et marsiennes farfelues. Je me sens égale aux hommes à bien des égards, mais pas pareille, et c'est tant mieux.

Oui, je suis en mesure d'avoir un avis, de parler politique, économie, bref de tenir un discours autrefois réservé aux hommes, oui, je peux m'assumer seule, oui, je tiens aux acquis de le liberté sexuelle. Non, je n'aspire pas à mettre le grappin sur un homme, me caser au plus vite pour devenir une gentille  ménagère de moins de 50 ans. Mais oui, s'il le faut, je peux jouer de ma fémininité. et puis, oui, j'aime bien jouer les petites choses fragiles dans les bras de mon homme.

Alors, féministe? peut-être mais sans esprit de compétition et surtout en aimant les hommes, comme amis, comme amants, et détestant les comportements féminins qui tombent sous le cliché, les jeux de séductions ridicules (les "J'attends deux jours pour le rappeler, histoire de le faire poireauter un peu"), les rires niais de celles qui adhèrent toujours aux présupposés de nos grands parents. Il m'arrive même d'être mysogine...et préfère mille fois une soirée avec mes potes (quel luxe d'être la seule fille) à une soirée pyjama entre nanas. Parce qu'entre temps, les mecs aussi sont devenus plus complexes et ont fait leur deuil des stéréotypes à papa. C'est un joli et joyeux mélange, où ce qui prime ce n'est pas le fait d'être homme ou femme, mais la personnalité. 

 

07.02.2008

Tu sais ce qu'il te reste à (ne pas) faire

Alors voilà la Saint Valentin qui arrive, même pas en solo, je persiste à penser que c'est essentiellement un gros machin commercial (même si passer cette soirée avec lui me ferait plaisir..., mais juste ça) Du coup, des petits malins dégainent un arsenal de cadeaux aussi inutiles que ridicules. La palme du mauvais goût qui fait mal au porte monnaie? Le site "Apotheosurprise" qui propose toutes sortes "d'expériences romantiques" qui feront "chavirer le coeur" de votre cher(e) et tendre. Au menu, par exemple: le magicien à domicile (290€, premier prix)

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une soirée dans une taverne moyen-âgeuse (Vous plongerez, le temps d'une soirée, dans l'ambiance envoûtante d'une taverne médiévale et de ses ripailles, breuvages, chants et danses endiablées...)

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un sms humain

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une aubade à domicile,

un décor de "tendresse" (En l'absence de votre bien-aimé(e), nous transformerons votre chambre en un véritable petit paradis de tendresse, avec ballons et peluches par centaines...- 1590 €)

ou encore une patrouille aérienne

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....Euh, là toute suite, comme ça, si je faisais l'objet de telles attention, j'hésiterais entre une  gène colossale et la fuite, peut-être même les deux. je m'interroge sur ceux qui font de tels présents et ceux qui les apprécient. Pas "romantique", moi? Si, justement, hypercliché, en disant, mais sincèrement, qu'un geste, un mot... suffisent

22.12.2007

La lecture, une addiction, le livre, un gri-gri

Je voudrais citer quelques lignes du dernier roman de mon amie Marianne Alphant (Petite Nuit, chez P.O.L) tant avec sa sensibilité et son art des mots, elle dit cette relation familiarité -attirance-addiction- nécessité- refuge qu'elle entretient avec les livres et que je partage.

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 "prenez soin de vous. Et qui le fera sinon les livres? Très vieux besoin  d'en avoir toujours un avec elle-grigri, viatique- , celui qu'on a commencé la veille et qu'on traîne avec soi, fût-il incommode et lourd et tombant en miettes. A tout hasard, se dit-elle, au cas où: un rendez vous qui s'annule, un métro en panne, un ascenseur qui s'arrête entre deux étages- on ne sort pas de chez soi sans cet en-tout-cas, le livre. Une peluche, un objet transitionnel, dirait Winnicott, un vieux linge. Est-ce que la petite Eoukénia en avait un? Au moins avait-elle Monsieur Beyle qui la prenait sur ses genoux et lui racontais Waterloo, à défaut de quoi il faudrait emporter le doudou, le livre dans son sac et se contenter de l'entrevoir  quand on y cherche les outils de la fonction- impossible de le sortir pendant une réunion avec les membres du conseil artistique, le service culturel de l'ambassade, le président et les chargés de mission du festival" (p.48-49)

 

Merci Marianne pour ce beau moment de lecture 

19.12.2007

Casseur d'imaginaire

Quand on était mômes, y'avait toujours un petit malin pour vous dire que le Père Noël n'existe pas et que la petite souris, c'est dans tes rêves.

A l'âge adulte, il existe toujours de ces empêcheurs de rêver en rond. Preuve en est celui-ci,  qui a mis à jour le mystère du murmure de Bill Murray à l'oreille de Scarlett Johansson à la fin de Lost in translation.

 

 

07.12.2007

Carte postale et jolie découverte graphique

Ce matin dans ma boîte, entre Libé et une facture, une carte postale de Ludo from Japan. A l'époque des mails, c'est fou comme ça fait plaisir, surtout d'aussi loin. Le motif de cette carte: me faire découvrir une artiste qui selon Ludo a "ouvert une brèche d'un  monde imaginaire pour [m]'y placer" et me dessine à des milliers de kilomètres de chez moi.

Un coup d'oeil sur son site suffit pour rentrer dans cet univers, et en effet, je m'y retrouve.

 

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 "Silent blue"
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"Panda" 
 

Merci Ludo pour ton attention, tu sais que tu m'as presque mis les larmes aux yeux... Un petit signe d'amitié comme ça, c'est juste trop chouette. Ca se fait des déclarations d'amitié? 

 

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