13.02.2008
L'homme soumis, ennemi des neuronnes?
Lu sur le blog "sexe" de Fluctuat.net
Chez les souris, non seulement les mâles dominants excitent les femelles, mais ils font grossir leur cerveau, écrit le New Scientist. Il suffit qu'elles hument leur odeur pour produire de nouveaux neurones qui vont les pousser à s'accoupler avec eux. Samuel Weiss et son équipe ont placé des souris âgées de 8 à 10 semaines en présence de litières utilisées par des mâles du même âge. Deux semaines plus tard, les chercheurs canadiens constataient que le cerveau des rongeurs femelles était nettement plus développé que celui de souris exposées aux odeurs de mâles non dominants. En outre, contrairement à ces dernières, elles choisissaient des mâles dominants comme partenaires. Les scientifiques de l'université de Calgary pensent que ces nouveaux neurones gardent en mémoire la trace des mâles dominants. On sait que chez de nombreuses espèces le bulbe olfactif, responsable de la perception des odeurs, et l'hippocampe, lié au processus de mémorisation, jouent un rôle essentiel dans la neurogenèse. "Mais personne n'avait jamais fait le lien entre les deux", explique Weiss.

Et si jamais ça s'appliquait aux humains? Sachant que mon boulot demande un cerveau relativement développé, j'aurais intérêt à être attirée par un "mâle dominant".... Alors, c'est peut être pas un hasard si j'apprécie son côté un "mâle", justement, peu macho-rustre... Bon, Jo. , t'enflamme pas non plus, comme tu dis. D'abord, ce n'est prouvé que ça fonctionne aussi chez les humains et puis le "mâle dominant" dans notre espèce, ça peut vite ressembler à ça:

pas top...
bon, alors, n'en fait pas plus, reste comme tu es, et on va voir si mon cerveau se développe...
23:10 Publié dans un coup d'oeil du côté des autres blogs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mâle dominant, souris, cerveau, humain, pascal brutal
02.02.2008
Sarkophobie
Donc ça y est, la nouvelle est tombée, Sarkozy et sa chanteuse se sont dit oui.

j'hésite entre m'en foutre et être encore horripilée par la sur-présence médiatique du chef de l'État. Trop, partout, tout le temps, pas un jour sans entendre parler de lui ou lire à son propos. Omniprésence. Saturation. En fait, c'est peut-être parce que je m'en fous que la nouvelle m'exaspère, encore un moyen d'occuper la Une, hors de tout acte politique important. Ma haine et mon dégoût sont devenus quasi-obsessionnels. Tout faire pour éviter de la croiser médiatiquement, mais en même temps, rares sont les discussions entre amis où le "cas" Sarko n'est pas évoqué. Apparemment, je suis atteinte d'une nouvelle manie, désormais décrite par la psychiatrie, la "Sarkophobie".
Sur son blog , le psychiatre Serge Hefez analyse le phénomène, et, même si les théories freudiennes me semblent souvent céder à la facilité, son article me semble des plus judicieux- et me fait me sentir moins seule avec ma "névrose":
«C’est devenu une véritable obsession, je lis tout ce qui le concerne, j’achète tous les ouvrages qui parlent de lui, et même les biographies de Cécilia», me révèle une patiente. Et un autre de me confier : «Cet homme envahit mes pensées, dès qu’on parle d’autre chose entre amis, je ramène toujours la conversation sur lui, j’essaie désespérément de comprendre ce qu’il a dans la tête.» A un autre moment de la journée : «J’ai su depuis le début qu’il avait un problème de quéquette, il est largement en train de me donner raison»….
Sans parler des rêves innombrables où notre président, triomphant ou démoniaque, pénètre les recoins les plus profonds de l’âme de mes patients.
Face à ce déferlement fantasmatique, je m’étonne que le DSM, classification internationale des troubles mentaux, n’ait pas encore ajouté à ses innombrables taxinomies, ces nouvelles maladies de l’âme que sont la sarkomanie, la sarkophobie, la sarkonoïa ou la sarkophrénie.
Comment opère ce diable d’homme pour encombrer ainsi l’imaginaire, pour obstruer les fantasmes au point de générer chez la plupart de nos concitoyens une sarkose obsessionnelle aux effets délétères ?
Certes, il est omniprésent. Certes, il fait tout pour capter notre attention et saturer nos sens. Il fait surgir un lapin pour dissimuler une colombe, subtilise au pouvoir d’achat une politique de civilisation, escamote une Cécilia pour son double rajeuni de vingt ans.
Certes il exhibe son bon plaisir et nous rappelle, si nous en doutions, que le pouvoir, ça fait jouir, sur tous les plans et dans toutes les positions.
Qu’un mâle exultant sur le trône de ses conquêtes fasse fantasmer les foules n’a rien de surprenant. Mais qu’un homme utilise à ce point son mandat pour le convertir en jubilé ininterrompu, en ivresse de lui-même, en stimulant pour mieux désirer et être désiré commence à susciter un réel malaise.
Car ce narcissisme qu’il exhibe à son paroxysme nous est très familier. Dans cette immense révolution des valeurs que représente le passage à nos sociétés individualistes, notre référent ultime est la figure de l’Individu tout-puissant, contenant en lui-même l’humanité entière, incarnation de l’autonomie absolue. Ne pas prendre en compte la dimension sociale du narcissisme nous mènerait à ignorer ce qui abonde dans la vie quotidienne : terreur de la dépendance à autrui associée à une angoisse du vide et de la solitude, immense rage réprimée et désirs oraux impétueux et insatisfaits. Et qui s’associe à des traits caractéristiques de la société contemporaine comme la peur intense de vieillir, la perception différente du temps, la fascination de la célébrité, la peur et l’exaltation de la compétition.
Bien sûr, les hommes ont toujours été égocentriques, et il ne sert à rien d’affubler cela du masque de la psychiatrie. Disons que la logique individualiste fait le lit d’une propension narcissique propre à chacun, mais elle ne bouleverse pas inévitablement nos personnalités au point de nous affecter d’une pathologie narcissique.
Freud nous a depuis longtemps appris à distinguer les aspects positifs du narcissisme (que nous nommons aujourd’hui volontiers « estime de soi »), de l’obsession de soi qui porte en elle les germes de sa propre destruction.
Dans la légende, Narcisse pleure quand il prend conscience qu’il est lui-même l’objet de son amour. Il veut alors se séparer de sa propre personne et se frappe jusqu’au sang avant de dire adieu au miroir fatal et de rendre l’âme.
Que Carla succède à Cécilia, qu’elle soit elle-même une bête de spectacle, une croqueuse de stars, qu’ils se redorent réciproquement leurs blasons n’y change rien : c’est l’homme Sarkozy qui occupe la scène, c’est l’individu président qui nous envahit sur un tempo obsédant. Au nom d’une modernité, d’une efficacité et d’une authenticité affranchies des codes et des rituels désuets du pouvoir, c’est la fonction de représentation du pays qui se réduit à l’incarnation d’un destin personnel, c’est le bien commun et collectif qui se dissout dans un individualisme démonstratif et conquérant.
Mais il est avant tout une dimension du narcissisme qui fascine car elle est tapie au plus profond de nous, un narcissisme de mort qui tend à notre propre anéantissement. Toutes ces conduites autodestructrices qui nous sont aujourd’hui si familières, s’appuient sur cette dualité. Eros et Thanatos : l’amour qui semble aller de soi, être ce qu’il y a de plus naturel, est contrarié de toutes parts. Il n’est pas seulement attaqué de l’extérieur, mais pâtit des dissensions qui divisent son propre camp, implacable « armée des ombres qui sapent les tentatives thérapeutiques » (André Green).
Les narcissiques sont des sujets blessés, précisément carencés du point de vue de l’estime d’eux-mêmes du fait de déceptions précoces. Qui leur reste-t-il à aimer sinon eux-mêmes ? Ils ont alors le souci d’être non seulement un, mais unique, sans plus d’ancêtre que de successeur.
Le narcissisme pathologique est celui d’un individu soucieux de contrôler les impressions qu’il donne à autrui, avide d’admiration mais méprisant ceux qu’il parvient à manipuler, insatiable d’aventures affectives pouvant combler son vide intérieur, obsédé par son propre vieillissement. En dépit de sa souffrance, il évolue avec succès dans les institutions bureaucratiques qui encouragent la manipulation des relations interpersonnelles, découragent la formation de liens interpersonnels profonds et fournissent à l’envie approbation et désapprobation qui alimentent les atermoiements de l’estime de soi.
Le narcissisme est bien plus qu’un terme métaphorique pour désigner une obsession de soi ; c’est une formation psychique dans laquelle l’amour rejeté se retourne contre le moi sous forme de haine.
Chacun semble aujourd’hui prendre conscience que la machine s’emballe ; chacun guette l’accélération des tics de «Cheval fougueux», soupèse l’éventualité d’une explosion en plein vol et les éditorialistes du monde entier se déchaînent. L’activisme forcené de notre président, en virant à une gesticulation de plus en plus vidée de sa substance et de sa vérité, semble à présent mettre en scène, sous nos yeux ébahis, le spectacle de son autodestruction.
• Serge Hefez •
Question au docteur: on fait quoi pour s'en sortir? Devenir Sarkoréxique?
21:25 Publié dans un coup d'oeil du côté des autres blogs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkophobie, Sarkozyte, sarkomanie, Serge Hefez, psychiatrie
01.11.2007
Un cricri du coeur
J'apprends à l'instant le come back du sex symbol des années 90 : Sébastien Roch.
Merci Mathieu d'avoir dévoilé cette bonne nouvelle qui illumine cette triste journée de la Toussaint

21:48 Publié dans journal des bonnes nouvelles, un coup d'oeil du côté des autres blogs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.10.2007
La Star des années Giscard
Saluons l'initiative formidables de deux jeunes hommes-par ailleurs bien sous tous rapports- de rendre hommage à LA star des années Giscard, j'ai nommé Patricia Lavila. Vous ne vous en souvenez pas? C'est que vous n'étiez pas nés. Car comment, autrement, avez vous pu oublier celle qui sollicitait si bien "une petite place dans ton coeur"?

Au menu du blog désormais officiel de la grande chanteuse: des chansons, des paroles inédites, des sondages et un grand concours de sosies, il n'est d'ailleurs pas trop tard pour vous inscrire.
Chers amis amateurs de bon goût, de paroles exceptionnellement bien écrites, de mélodies soignées- mais non certifiées sans Kazou, rendez vous sur
http://patricialavila.blogspot.com/
Et appréciez- avec ou sans chapeau de paille
20:38 Publié dans un coup d'oeil du côté des autres blogs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.10.2007
valeurs familiales...
Vue sur le blog de Rom

De gauche à droite : Jacques Martin, Cécilia (ex-)Martin, Marie-Dominique (ex-)Sarkozy, Nicolas Sarkozy.
20:12 Publié dans un coup d'oeil du côté des autres blogs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.10.2007
MaTV
Un petit mot pour signaler la renaissance du blog Matv
LE blog médias, news, chroniques, humeur de Mathieu.
Allez donc lui visiter le blog, non seulement, ça lui fera plaisir, mais surtout, vous ne perdrez pas votre temps
20:22 Publié dans un coup d'oeil du côté des autres blogs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.09.2007
un indécrottable snob sans étiquette, élitiste et pédant.
Pour moi, il n'y a pas de différences entre, mettons, Liars et TV On The Radio et Ricardo Villalobos ou Juan Atkins. L'important n'est pas le style de musique ou l'artiste que l'on écoute, mais l'émotion et les sensations que l'on éprouve en l'écoutant.
C'est pour cela qu'au-delà du rock, du funk, du post-punk et du metal, de hip hop ou du dub, de la techno, du disco, du krautrock ou de la pop léchée et surproduite des 70's, je ne perds jamais de vue que j'écoute avant tout de la musique, et rien d'autre.
Evidemment, en temps que critique, cela ne va pas sans mal, car ce genre de philosophie devrait me rendre indulgent envers tous les artistes et tous les "genres" de musique, et par là même, me rendre incapable de critiquer quoi que ce soit.
Je devrais par exemple, comprendre que l'on puisse s'extasier et apprécier sincèrement Céline Dion et Britney Spears, Diam's et Marylin Manson (autrement que dans le cadre d'une étude sociologique je veux dire).
Or, ça ne marche pas.
Comprenez moi bien, je ne méprise pas les auditeurs de ces artistes, mais je ne peux m'empêcher de penser que les apprécier prouve une vision faussée de l'art, de la culture et même de la réalité. Traitez-moi de snob si vous voulez.
Pourtant, si je suis mon raisonnement sur l'émotion, je ne devrais pas juger celles éprouvées par les auditeurs de Céline Dion à l'aune de mes propres goûts personnels. Je devrais même soutenir les personnes qui s'adonne à l'écoute de Garou (oui, oui, même lui) ou du dernier album de Yannick Noah.
Alors pourquoi n'est-ce pas le cas ?
Parce que malgré l'adage qui dit que "tous les goûts sont dans la nature", les goûts malheureusement, ne viennent pas de nulle part. L'apprentissage du goût, en musique comme à la cantine, est une histoire d'éducation. Et même si tout cela reste subjectif, la subjectivité elle-même est une question de culture.
Si vous avez 4 de moyenne générale au collègue, que vous écrivez uniquement en sms (avec des fautes) et que vous pensez vraiment que Mia Frye et Pop Stars sont les dignes représentants de ce que la civilisation occidentale a fait de mieux à ce jour, et bien il y a des chances que vous aimiez Britney Spears.
Attention, n'y voyez pas une critique de classe ! Il y a des gens extrêmement bien nés, socialement parlant, comme les membres de TTC de Versailles, qui ont certainement eu 4 de moyenne au collège - ou pas - et qui vous soutiendront que Britney est le sommet de l'art occidental. C'est très post-moderne d'aimer Britney aujourd'hui. Quelque part, c'est même très "avant-garde". Rien de mal à aimer Britney donc, mais il y a des chances que vous passiez à côté de bien belles choses dans la vie si vous vous contenter éternellement de la soupe que l'on vous sert à la radio ou à la TV, et je ne parle pas uniquement de musique ici.
Donc je n'aime pas les étiquettes et logiquement cela veut dire que j'aimerais peut-être un jour un titre de Britney, Diam's ou Marylin Manson, comme j'ai aimé Michael Jackson plus jeune.
Mais je ne peux m'empêcher de penser que le type de raisonnement qui nous fait accepter les yeux fermés un type de musique parce qu'on le voit à la TV ou l'entend continuellement à la radio, est le fruit d'une stratégie de nivellement par le bas qui arrange bien des gens (les maisons de disques, le gouvernement, la société de consommation). Appelez ça de la paranoïa conspirationniste à la sauce X-Files, vous avez certainement raison.
Mais qui sait...
Après tout, ceci est mon espace d'expression sur ce blog, je suis ici pour faire découvrir des artistes que l'on a peut souvent l'occasion de voir et d'entendre dans les grands médias. Et tout cela sans étiquette. Ce qui ouvre la porte à tous les sytles de musique, de la plus commerciale à la plus obscure. Mais dites-vous bien que je l'aurais toujours choisi.
Je suis donc un indécrottable snob sans étiquette, élitiste et pédant.
Et pour votre bien à tous, mes amis, je le resterais."
21:09 Publié dans un coup d'oeil du côté des autres blogs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





























